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L’accidentologie, c'est-à-dire la science relative aux accidents et plus particulièrement, dans ce documentaire, aux accidents liés aux transports terrestres. Ce numéro de Matière grise présente les recherches de sécurité routière dont l'objectif est de limiter la gravité des accidents et de leurs conséquences. Pour cela, les scientifiques ont mis au point des mannequins de plus en plus perfectionnés, très proches de l’humain, bardés de capteurs, qui doivent conduire à l’élaboration de systèmes de protection de plus en plus performants.
Divers types de chocs sont envisagés, frontaux, latéraux, …
Il faut cependant rappeler que, dans des temps plus anciens, les tests étaient effectués à partir d’hommes bien vivants, mais que, compte tenu des risques encourus, des corps légués à la science les ont remplacés. La décomposition des divers chocs constatés et testés permettait alors d’observer le déplacement des corps dans le véhicule considéré lors de ces chocs et le comportement des organes internes projetés contre la cage thoracique ou la boîte crânienne. Les progrès de la technologie aidant, des mannequins criblés d’électronique reliés à de puissants logiciels d’analyse sources de précieuses informations de diverses natures ont pris la relève.
À Paris, un service est chargé de l’analyse de certains accidents et de leurs conséquences ; un cas est donné en exemple : celui d’une petite fille blessée à l’abdomen. L’accident reproduit en laboratoire permet de conclure que l’enfant ne pouvait être blessé dans ce type d’accident et que les blessures au ventre résultaient de bras sortis du harnais avant le choc.
Mais dans un choc, un autre "adversaire" intervient, c’est l’obstacle. Cette donnée est également prise en compte et, là encore, des recherches sont menées afin de trouver des solutions visant à absorber le choc du véhicule contre cet obstacle. Pour cela, on a récupéré divers objets métalliques que l’on a placé dans une cage pour ensuite les compacter ; on constate alors que le produit obtenu se conduit comme un véritable et efficace atténuateur de choc ; cette expérience devrait conduire à envisager la fabrication de glissières de sécurité basées sur ce principe, le béton ou les glissières actuelles n’offrant qu’une faible sécurité.
Enfin, il faut admettre que les mannequins sophistiqués évoqués précédemment coûtent fort cher pour être détruits à la première expérience. C'est pourquoi, il est de plus en plus probable que les prochains crash-tests seront virtuels ; ils devraient, d'ailleurs, se révéler encore plus performants puisqu'ils pourront prendre en compte des paramètres supplémentaires, comme l’influence du poids et de la taille des personnes ainsi que les effets de la crispation des sujets lors de l’accident.
Une émission bien rythmée, bien illustrée par de nombreuses expériences sur un sujet auquel l'opinion est sensible… Comme d'habitude Marière grise nous entraîne au cœur de l'actualité de la recherche.