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Japon : que s'est-il vraiment passé?


Mario MASSON

Mario Masson travaille pour Découverte, l’émission scientifique de la Société Radio-Canada, depuis 1990. Il est le lauréat de plusieurs prix de journalisme tant au niveau national qu’international.  En 1996, il a écrit un livre sur l’autoroute de l’information qui faisait le point sur cette révolution numérique.  De sa formation universitaire en histoire et en philosophie, il a gardé le désir, tout pédagogique, de prendre ce qui est compliqué et le rendre limpide. En tant que journaliste, il se voit donc comme une courroie de transmission entre le public et les détenteurs de connaissance, que sont les chercheurs et les scientifiques.


Jeannita RICHARD

Depuis 1976 je suis à l’emploi de la Société Radio-Canada.  Mes nombreux intérêts m’ont amené à travailler dans différents secteurs tel les variétés, l’information, les sports, les émissions jeunesses et les sciences.  Mon arrivée à l’émission «Découverte » en 1990 a été pour moi le début d’une merveilleuse aventure avec le monde de la science et sa vulgarisation.
Prix Anik en 1991 et  en 1999 le Prix Gémeaux  et le Prix du Jury au 5e festival du film de chercheur 2000, à Nancy  -  pour l’émission sur le réchauffement de la Planète ».
 
Prix de Journalisme Science et société secteur télévision d’abord en 2000 pour le reportage sur les « Commotions cérébrales  »  et en 2004 pour le documentaire sur « Amundsen l’Expédition ».
 
Prix Roberval Télévision 2002 , pour le reportage sur « Les sables bitumineux de l’Alberta ».
 
Festival International du Scoop et du journalisme 2004;  Prix de l’informationscientifique mention spéciale « Le dégel de l’Arctique ».
 
2e Festival International du film Écologique de Bourges 2006 pour le reportage sur «  Le retour du nucléaire »
 
Prix Environnement 2007 pour le reportage sur « Le retour du nucléaire ».
 

Normand Grondin exerce le métier de journaliste depuis plus de vingt-cinq ans.  Il a travaillé d’abord pour la presse écrite (journaux et magasines d’actualité générale et scientifique) puis pour la télévision (producteurs privés et publics, soit à titre de journaliste, réalisateur ou rédacteur en chef).
 
Il est à l’emploi de la Société Radio-Canada depuis 1998 où il a produit des reportages pour des émissions d’enquête, de consommation et de vulgarisation scientifique, ainsi que pour le service des nouvelles.  Dans le cadre de ses fonctions, il a remporté plusieurs prix au Québec, au Canada et à l’étranger.  Quelques-uns de ses reportages ont également eu un impact important sur certaines politiques québécoises de santé publiques, notamment en milieu hospitalier.
 
Normand Grondin a également été membre à de nombreuses reprises de jurys de la presse écrite ou télévisuelle, tant au niveau provincial que national.




L’impensable peut se produire … En mars 2011, le Japon est frappé par un violent séisme qui engendre un gigantesque tsunami provoquant à son tour un accident nucléaire aux conséquences dévastatrices. Un faisceau de catastrophes …
Le Japon, situé sur une faille géologique, a été victime d’un phénomène de subduction : une plaque tectonique s’est enfoncée et a glissé sous une autre plaque ; l’énergie s’accumulant au point de friction, la tension étant forte, les plaques ont cédé, libérant ainsi toute l’énergie accumulée. Ce tremblement de terre, extrêmement puissant, s'est produit à une faible profondeur près des côtes, ce qui a engendré un tsunami très destructeur, progressant à 700 km/h. La vague haute de 14 mètres a avancé pendant une vingtaine de minutes jusqu’à 10 kilomètres à l’intérieur des terres. Le tsunami a provoqué un affaissement de 3 mètres d’une partie de la côte Est du Japon, ainsi qu’une légère accélération de la rotation de la Terre. Le bilan est très lourd : 28 000 morts ou disparus, et dommages estimés à plus de 350 milliards de dollars.
Ces deux premières catastrophes ont vite été suivies d’une troisième, nucléaire, cette fois. En effet, le Japon compte 17 centrales nucléaires, soit 54 réacteurs qui produisent environ 30% de l’électricité. Les centrales ont été conçues de façon à ce que les réacteurs s’arrêtent automatiquement en cas de tremblement de terre, ce qui a été le cas, comme prévu, dans un premier temps, mais la vague de 14 mètres est passée par-dessus le mur anti-tsunami, seulement haut de 6 mètres, provoquant alors un court-circuit. Les réacteurs n’étant plus alimentés en eau, ont vu peu à peu leur température passer de 270 à 1200 degrés, causant tout d’abord la détérioration des gaines de zirconium qui contiennent l’uranium, puis la fusion du cœur du réacteur, et enfin l’incendie des piscines de stockage des barres de combustibles usées. Les pompiers sont parvenus à maîtriser cet incendie en arrosant sans relâche pour réduire la température, mais le succès a été de courte durée car la masse d’eau a inondé les souterrains et les canalisations de 10 000 tonnes d’une eau fortement radioactive. La population a été évacuée dans un rayon de 10 kilomètres dès le lendemain de la catastrophe. Ensuite, la zone d’exclusion a pris une forme irrégulière selon les variations de la radioactivité. Le 15 mai, soit 2 mois après la catastrophe, la centrale continuait de libérer des quantités importantes de particules radioactives dans l’atmosphère. Les conséquences sur les populations sont terribles. On sait, entre autre, que l’iode 131 se fixe sur la thyroïde et provoque des cancers et que, d’une façon générale, toutes ces particules contaminent les plantes et les animaux qui s’en nourrissent : légumes, lait et viande deviennent alors impropres à la consommation…
La dernière partie du reportage se veut plus rassurante puisqu’on y affirme qu’une telle catastrophe ne pourrait avoir lieu au Canada puisqu’il n’utilise pas les mêmes types de réacteurs et que le risque de tsunami est plutôt faible …
Ce documentaire très riche en prises de vue et en images de synthèse animées et commentées explique l’enchaînement de catastrophes à partir d’un phénomène naturel, un tremblement de terre, qui engendre un tsunami, puis un accident nucléaire …


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