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On aspire à un monde plus durable, respectueux de l’environnement, plus efficace, ce reportage de Matière grise nous montre comment on peut gérer un réfectoire de 50 000 repas chauds par jour sans électricité. L’événement se situe dans le sud-ouest de l’Inde, région dans laquelle le soleil brille plus de 260 jours par an, dans un bâtiment au toit étrange, toit sur lequel repose la cuisine solaire. Sur ce toit qui abrite la cuisine sont installés quelques 73 récepteurs dont la surface totale représente plus de 1 000 m2 qui captent l’énergie solaire grâce à de petits miroirs. La température des récepteurs atteint rapidement 500° et l’eau qui circule dans un tuyau est transformée en vapeur, non polluante, dirigée vers la cuisine puis recyclée. Tout le matériel nécessaire à cette installation est fabriqué sur place avec beaucoup de matériel de récupération, comme les barres de métal, les miroirs ou encore une banale chaîne de vélo qui intervient dans la traque du soleil ! Le coût d’une telle installation, qui permet de fournir des repas complets pour une somme modique de 6 roupies par repas, est évalué à 200 000 € environ, rapidement rentabilisée puisque la non-utilisation du pétrole permet une économie de 400 litres de fuel par jour, soit une économie globale de 45 000 € par an environ. Autre avantage pour l’environnement : le non-rejet annuel de plusieurs centaines de tonnes de CO2 dans l’atmosphère.
Cette technique tend désormais à se répandre dans les petits villages où la cuisine se faisait, auparavant, très lentement, sur un feu de bois générateur de fumées nocives. Elle s’applique à partir d’un récepteur parabolique individuel dont le rayonnement capté chauffe directement le fond du récipient de cuisson, processus beaucoup plus rapide qui dispense également du fastidieux ramassage du bois. Que des avantages…
Ce reportage bouscule les idées reçues, très bien illustré et de rythme agréable, démontre que combiner les connaissances scientifiques et les technologies avec l'ingéniosité de l'utilisation des moyens du bord est possible : un beau compromis entre innovation et tradition.