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Les ailes du soleil


Henri DE GERLACHE

Depuis 1998, Henri de Gerlache est auteur et réalisateur d’une vingtaine de documentaires diffusés dans le monde entier. Il a commencé sa carrière en réalisant une série de 7 documentaires sur les points culminants de chaque continent qui s’est achevé en 2003 par une série de trois films sur l’ascension de l’Everest (« les Regards de Sagarmatha » – 2003). Tout en poursuivant la réalisation de films d’aventure et d’exploration, il a notamment réalisé des films musicaux (« Fauré un Requiem » – 2001) et des portraits d’artistes (« Magritte, le jour et la nuit » – 2008).
En 2007, il réalise « l’Antarctique en héritage», un documentaire qui retrace à partir d’archives inédites et de témoignages exceptionnels, l’aventure de ses aïeux à la découverte de l’Antarctique et au service de la science.
Ses films gardent toujours le souci d’une meilleure compréhension de notre monde à travers une narration et des images très soignées même si les conditions de tournage sont parfois périlleuses (« le Trésor » – 2006).
Henri de Gerlache a créé sa propre structure de production à Bruxelles (Alizé Production) et à Paris (Arctic Productions). Il est également scénariste (projet de long-métrage en cours) et auteur de livres.




Il y a  près de 10 ans, des hommes se sont réunis autour d’un rêve un peu fou, celui de faire voler un avion propulsé uniquement à partir de l’énergie solaire, l’idée étant de s’affranchir des énergies fossiles. Le 7 juillet 2010, le rêve est devenu réalité. Ce documentaire retrace l’historique du projet mais surtout, nous invite à suivre, presque minute par minute, ce long et palpitant vol de 24 heures au-dessus de la Suisse. Deux hommes passionnés d’aéronautique sont à l’origine de ce projet, nommé Solar Impulse : Bertrand PICARD, qui a déjà réalisé un tour du monde en ballon en 20 jours et André  , un ancien pilote de chasse.
L’avion, assez particulier, ressemble à un planeur léger, alors qu’il affiche une envergure comparable à celle d’un Airbus A380 ! Il est recouvert de 12 000 cellules photovoltaïques et est muni de 4 moteurs de seulement 10 chevaux chacun. Son squelette est constitué de matériaux composites et sa structure est en fibre de carbone. Les contraintes sont multiples, mais pouvoir supporter le poids du pilote et voler de nuit grâce à l’énergie stockée tout au long de la journée figurent parmi les plus fondamentales. Le pilote est bardé de capteurs, il va devoir lutter contre le froid, la cabine n’étant pas pressurisée. Bref, tout est mis en œuvre pour que ce premier vol soit une réussite. Les paramètres sont méticuleusement vérifiés, les batteries sont chargées la veille du jour J et les 4 moteurs électriques sont une dernière fois contrôlés, un par un. Enfin, à 6h52 précises, l’avion quitte le sol en direction des Alpes, son ascension est de 15 mètres par minute sachant qu’il ne devra pas dépasser 8 800 mètres d’altitude, ceci en raison de problèmes possibles dus aux vents, et que cette altitude maximale devra être atteinte avant la nuit. Au sol, on commente les risques potentiels d’une telle opération, comme, par exemple, le phénomène de résonance, vibrations des diverses parties les unes sur les autres qui pourraient provoquer l’éclatement de la structure en vol … Tous ces risques ont évidemment été préalablement étudiés et testés afin qu’un accident ne puissent se produire.
Dans le local technique, on contrôle, sur les écrans, le chargement des batteries, les températures intérieures et extérieures, l’altitude, … 22 heures après l’envol, les batteries continuent d’alimenter les moteurs. Enfin l’avion atterrit avec encore 40% d’énergie dans les batteries ; le générateur solaire va alors être rallumé pour réalimenter ces batteries en vue d’un éventuel nouveau vol et démontrer ainsi son caractère perpétuel. La presse s’empare de l’exploit, mais l’aventure ne s’arrête pas là, déjà on réfléchit à un deuxième avion, plus confortable pour le pilote, encore plus performant qui pourrait faire le trajet Le Bourget/New York par exemple, ou encore, un tour du monde et bien d’autres destinations encore. L’aventure ne fait que commencer …
Une aventure palpitante que l’on suit pas à pas aux côtés des ingénieurs et des techniciens lors de la construction, puis pendant les préparatifs et le déroulement de ce premier grand vol d’un avion n’utilisant que l’énergie solaire. Très bien rythmé et, au-delà des images du reportage, paysages magnifiques, vol élégant, des images de synthèse nombreuses qui facilitent agréablement la compréhension.


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