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Palmarès 25ème

La liste des Lauréats et Mentions


Lauréat Grand Public- Matière et matériaux, de quoi est fait le monde?
Lauréat Enseignement Supérieur - Génie des procédés durables : du concept à la concrétisation industrielle

Lauréat Télévision - Les ailes du Soleil


Lauréat MultiMédia - Des vaisseaux sanguins

Mention Grand Public - Matière sensible: mousses, gels, cristaux liquides et autres miracles

Mention enseignement Supérieur - Concepts et méthodes en phylogénie moléculaire


Mention Télévision - Cuisine solaire

   Chaque année des centaines d'oeuvres concourent au Prix ROBERVAL, dans différentes catégories : Grand Public (GP), Enseignement Supérieur (ES), Télévision (TV) et Multimédia (MM).

   Le Jury prime les oeuvres dites lauréates chaque année, mais décerne également des mentions, dans ces catégories ou dans d'autres.



25ème Prix ROBERVAL par catégorie






LAURÉAT


Étienne GUYON, Alice PÉDREGOSA, Roland POSS, Dominique ROJAT, Béatrice SALVIAT, Jean-Claude TOLÉDANO, Bernard VALEUR, Thomas WIDEMANN,  Matière et matériaux, de quoi est fait le monde ? Paris (France) : Belin
 
Ce remarquable ouvrage s’intéresse à la matière et aux matériaux à différentes échelles. Il est structuré selon l’usage de la matière et illustré par différents thèmes : déplacement, nourriture … S’adressant à un lectorat de tout âge désireux de mieux comprendre les développements technologiques pointus actuels, il met en lumière les propriétés de la matière de façon simple et captivante. L’idée de ce livre est de constituer un assemblage d’exemples de matières étonnantes pour donner une image actualisée de la matière et de ses applications.
Ce superbe ouvrage collectif aborde la science des matériaux d’une façon non conventionnelle, s’adressant à un esprit curieux : une équipe multidisciplinaire a participé à la rédaction, en réalisant le tour de force de présenter les derniers développements de la science tout en restant accessible au plus grand nombre. Bien qu’abordant des phénomènes compliqués (par exemple, la mécanique des milieux continus) et divers, les auteurs ont réussi à rester très pédagogiques sans « faire de concessions » à la science, montrant un grand respect du lecteur. C’est un merveilleux condensé des connaissances dans le domaine des matériaux qui s’adresse à des lecteurs curieux et plutôt cultivés voulant savoir « de quoi est fait le monde » !

MENTION GRAND PUBLIC

Michel MITOV, Matière sensible : mousses, gels, cristaux liquides et autres miracles, Paris (France) : Éditions du Seuil


Cet excellent essai présente les différents aspects de la physique de la matière molle d’une manière tout à fait originale. Le lecteur curieux appréciera la façon simple et pédagogique dont sont présentés les concepts sans pour autant simplifier à outrance la complexité des phénomènes. Les illustrations issues du quotidien justifient remarquablement bien l’intérêt de ces matières sensibles omniprésentes dans les technologies modernes.
Écrit par Michel MITOV, chercheur au CNRS, l’œuvre est divisée en 14 chapitres, accompagnés d’un prologue, une introduction, un épilogue, de notes, une bibliographie et une table des matières. Il traite de la matière sensible, aussi plus communément appelée « matière molle », qui réfère à l’ensemble des matériaux solides ou liquides dont les propriétés macroscopiques (i.e. optiques, mécaniques, …) sont sensiblement modifiées par des variations minimes de leur environnement. Les émulsions, les mousses, les polymères, les matériaux visco-élastiques, les solutions colloïdales, les poudres ou encore les cristaux liquides y sont présentés. Chaque chapitre s’appuie sur des cas concrets pour caractériser le matériau et décrire ses propriétés remarquables telles que l’homogénéité de la bile, l’élasticité du caoutchouc, la stabilité des mousses de champagne … De la mise en œuvre des matériaux dans des cadres thérapeutiques (encapsulation des médicaments) à la production industrielle de vins ou pneumatiques en passant par l’application culinaire, les applications technologiques issues du quotidien sont omniprésentes. Des schémas simples et clairs permettent de mieux comprendre les mécanismes de base en jeu et des photographies viennent étayer judicieusement le récit. Quelques aspects historiques sur la découverte des différents concepts et phénomènes sont évoqués et permettent de réfléchir sur la manière dont la science se construit au fil du temps.
Faisant usage d’anecdotes ou de faits historiques et ne dédaignant pas l’humour pour appuyer ses explications, l’auteur a su rendre ce livre non seulement instructif mais aussi et surtout captivant. Dès l’introduction jusqu’à la conclusion, il s’appuie sur le fil conducteur du « mystère » de la liquéfaction du sang de Saint Janvier, bel exemple de la matière sensible présenté sous forme d’une enquête policière à la Da Vinci Code.
Bref, cet ouvrage constitue une description agréable et décomplexée de la physico-chimie des nano et microstructures des milieux divisés. Il est rare qu’un chercheur parvienne à écrire un livre aussi instructif qui se lit comme un roman !




LAURÉAT

Christophe GOURDON, Martine POUX, Patrick COGNET, Génie des procédés durables : du concept à la concrétisation industrielle, Paris (France) : Dunod
 
Cet ouvrage, réalisé avec la contribution de 38 co-auteurs, s’intéresse à la manière de rendre les procédés chimiques plus acceptables pour la préservation de l’environnement. En plus des contraintes techniques et économiques, une part importante est faite aux critères sociaux et environnementaux.  Il donne des pistes pour développer des procédés propres, sûrs, économes en énergie et en molécules. Il est formé de 16 chapitres indépendants, regroupés en quatre parties. La forme éditoriale, basée sur un découpage outils/technologie/procédés innovants, permet d’aborder en première partie l’approche globale qu’un ingénieur doit avoir lors d’une optimisation ou de la conception d’un procédé. La deuxième partie présente quatre aspects de l’intensification des procédés : miniaturisation, réacteurs multifonctionnels, activation par ultrasons et micro-ondes et intensification par la formulation. La troisième partie traite des nouvelles générations de procédés utilisant des solvants plus verts : fluides supercritiques, liquides ioniques, eau comme solvant, ou des procédés particuliers : électrochimie, photocatalyse, catalyse, bioprocédés. La dernière partie donne deux voies prometteuses, l’une basée sur la chimie de la cellulose et l’autre sur la conception de produit-procédés par ordinateur.
Ce livre s’adresse plus particulièrement aux étudiants en deuxième et troisième cycles et constitue un support de cours et de formation.

Génie des procédés durables est un ouvrage pertinent et constitue un apport dans la littérature scientifique traitant du génie des procédés. L’ouvrage répond aux objectifs qu’il se fixe, à savoir proposer une synthèse des connaissances récentes du génie chimique qui convergent dans le sens des objectifs de développement durable. La forme éditoriale, basée sur un découpage outils/technologie/procédés innovants, permet d’aborder en première partie l’approche globale qu’un ingénieur doit avoir lors d’une optimisation ou de la conception d’un procédé.

MENTION ENSEIGNEMENT SUPERIEUR


Guy PERRIÈRE, Céline BROCHIER-ARMANET, Concepts et méthodes en phylogénie moléculaire, Paris (France) : Springer-Verlag France
 
La phylogénie moléculaire a pour objet d'analyser des séquences d'ADN ou de protéines afin d'évaluer les relations de parenté entre les différents gènes et ainsi de reconstituer leur arbre phylogénétique. Le développement important de cette discipline est lié à la multiplication des séquences disponibles, à l'évolution des ordinateurs, et au développement d'algorithmes de plus en plus efficaces. C'est sur ce dernier point que se concentre cet ouvrage, divisé en sept chapitres. Un premier chapitre rappelle quelques bases élémentaires de biologie, d'analyse des séquences et introduit la notion d'arbre pour l'analyse phylogénétique. Le deuxième chapitre présente les différents modèles d'évolution moléculaire à partir desquels sont développées les méthodes algorithmiques pour construire ces arbres d'évolution à partir de l'analyse des séquences. Les 4 chapitres suivants présentent les 4 grandes méthodes algorithmiques utilisées dans ce domaine, à savoir le maximum de parcimonie, les méthodes de distances, le maximum de vraisemblance, ainsi que la méthode la plus récente utilisant l'approche bayésienne. Dans la description de chacune de ces méthodes, une analyse critique des limitations est faite, permettant de mieux cerner les conditions dans lesquelles il sera opportun de les utiliser. Enfin, un dernier chapitre est consacré aux méthodes d'évaluation et de robustesse des phylogénies. Il est extrêmement important qu'une telle approche critique, ainsi que l'analyse de robustesse des arbres qui peuvent être obtenus par les méthodes décrites précédemment, conclut un ouvrage à vocation pédagogique afin de bien cerner les limites du modèle d'arbre qui peut être obtenu. L'ouvrage est présenté de façon très claire et didactique. L'un de ses points forts est d'aborder l'ensemble des méthodes utilisées dans le domaine, y compris les plus récentes qui ne figurent pas encore dans d’autres ouvrages en français. Un autre point fort est que cet ouvrage ne se contente pas de décrire les différentes méthodes, mais en fait une analyse critique et apporte dans son dernier chapitre les méthodes pour évaluer la validité des modèles qui sont obtenus.
C’est l’un des rares ouvrages traitant de phylogénie écrits en français.
Le livre de Perrière et Brochier-Armanet deviendra vite l’ouvrage de référence pour l’enseignement ou l’apprentissage des concepts et méthodes phylogénétiques.




LAURÉAT


Henri DE GERLACHE, Les ailes du Soleil, Paris (France) : Gédéon programmes, Diffusé par Arte
 
Il y a  près de 10 ans, des hommes se sont réunis autour d’un rêve un peu fou, celui de faire voler un avion propulsé uniquement à partir de l’énergie solaire, l’idée étant de s’affranchir des énergies fossiles. Le 7 juillet 2010, le rêve est devenu réalité. Ce documentaire retrace l’historique du projet mais surtout, nous invite à suivre, presque minute par minute, ce long et palpitant vol de 24 heures au-dessus de la Suisse. Deux hommes passionnés d’aéronautique sont à l’origine de ce projet, nommé Solar Impulse : Bertrand PICARD, qui a déjà réalisé un tour du monde en ballon en 20 jours et André  , un ancien pilote de chasse.
L’avion, assez particulier, ressemble à un planeur léger, alors qu’il affiche une envergure comparable à celle d’un Airbus A380 ! Il est recouvert de 12 000 cellules photovoltaïques et est muni de 4 moteurs de seulement 10 chevaux chacun. Son squelette est constitué de matériaux composites et sa structure est en fibre de carbone. Les contraintes sont multiples, mais pouvoir supporter le poids du pilote et voler de nuit grâce à l’énergie stockée tout au long de la journée figurent parmi les plus fondamentales. Le pilote est bardé de capteurs, il va devoir lutter contre le froid, la cabine n’étant pas pressurisée. Bref, tout est mis en œuvre pour que ce premier vol soit une réussite. Les paramètres sont méticuleusement vérifiés, les batteries sont chargées la veille du jour J et les 4 moteurs électriques sont une dernière fois contrôlés, un par un. Enfin, à 6h52 précises, l’avion quitte le sol en direction des Alpes, son ascension est de 15 mètres par minute sachant qu’il ne devra pas dépasser 8 800 mètres d’altitude, ceci en raison de problèmes possibles dus aux vents, et que cette altitude maximale devra être atteinte avant la nuit. Au sol, on commente les risques potentiels d’une telle opération, comme, par exemple, le phénomène de résonance, vibrations des diverses parties les unes sur les autres qui pourraient provoquer l’éclatement de la structure en vol … Tous ces risques ont évidemment été préalablement étudiés et testés afin qu’un accident ne puissent se produire.
Dans le local technique, on contrôle, sur les écrans, le chargement des batteries, les températures intérieures et extérieures, l’altitude, … 22 heures après l’envol, les batteries continuent d’alimenter les moteurs. Enfin l’avion atterrit avec encore 40% d’énergie dans les batteries ; le générateur solaire va alors être rallumé pour réalimenter ces batteries en vue d’un éventuel nouveau vol et démontrer ainsi son caractère perpétuel. La presse s’empare de l’exploit, mais l’aventure ne s’arrête pas là, déjà on réfléchit à un deuxième avion, plus confortable pour le pilote, encore plus performant qui pourrait faire le trajet Le Bourget/New York par exemple, ou encore, un tour du monde et bien d’autres destinations encore. L’aventure ne fait que commencer …
Une aventure palpitante que l’on suit pas à pas aux côtés des ingénieurs et des techniciens lors de la construction, puis pendant les préparatifs et le déroulement de ce premier grand vol d’un avion n’utilisant que l’énergie solaire. Très bien rythmé et, au-delà des images du reportage, paysages magnifiques, vol élégant, des images de synthèse nombreuses qui facilitent agréablement la compréhension.

MENTION TELEVISION

Patrice GOLDBERG, Tatiana SCHMITZ, Cuisine solaire, Bruxelles (Belgique) : RTBF Patrice Goldberg, Pour le magazine Matière Grise, Diffusé par RTBF




On aspire à un monde plus durable, respectueux de l’environnement, plus efficace, ce reportage de Matière grise nous montre comment on peut gérer un réfectoire de 50 000 repas chauds par jour sans électricité. L’événement se situe dans le sud-ouest de l’Inde, région dans laquelle le soleil brille plus de 260 jours par an, dans un bâtiment au toit étrange, toit sur lequel repose la cuisine solaire. Sur ce toit qui abrite la cuisine sont installés quelques 73 récepteurs dont la surface totale représente plus de 1 000 m2 qui captent l’énergie solaire grâce à de petits miroirs. La température des récepteurs atteint rapidement 500° et l’eau qui circule dans un tuyau est transformée en vapeur, non polluante, dirigée vers la cuisine puis recyclée. Tout le matériel nécessaire à cette installation est fabriqué sur place avec beaucoup de matériel de récupération, comme les barres de métal, les miroirs ou encore une banale chaîne de vélo qui intervient dans la traque du soleil ! Le coût d’une telle installation, qui permet de fournir des repas complets pour une somme modique de 6 roupies par repas, est évalué à 200 000 € environ, rapidement rentabilisée puisque la non-utilisation du pétrole permet une économie de 400 litres de fuel par jour, soit une économie globale de 45 000 € par an environ. Autre avantage pour l’environnement : le non-rejet annuel de plusieurs centaines de tonnes de CO2 dans l’atmosphère.
 
Cette technique tend désormais à se répandre dans les petits villages où la cuisine se faisait, auparavant, très lentement, sur un feu de bois générateur de fumées nocives. Elle s’applique à partir d’un récepteur parabolique individuel dont le rayonnement capté chauffe directement le fond du récipient de cuisson, processus beaucoup plus rapide qui dispense également du fastidieux ramassage du bois. Que des avantages…
 
Ce reportage bouscule les idées reçues, très bien illustré et de rythme agréable, démontre que combiner les connaissances scientifiques et les technologies avec l'ingéniosité de l'utilisation des moyens du bord est possible : un beau compromis entre innovation et tradition.




LAURÉAT


François DEMERLIAC, Des vaisseaux sanguins en polymères, Dans la série Des idées plein la tech' Pour le magazine Le coin de l'innovation, Paris (France) : Universcience
URL : http://www.universcience.tv/media/2506/des-vaisseaux-sanguins-en-polymeres.html 



 


Cette courte vidéo, produite par Universcience, Virtuel 2011 et l’Inserm, porte sur le développement de vaisseaux sanguins en polymères saccharidiques par une Unité de recherche Inserm. Elle fait partie d'une série intitulée "Des idées plein la tech' " accessible en ligne sur la WebTV scientifique d'Universcience, dans la rubrique "Le coin de l'innovation".
Le sujet est bien présenté et donne une idée du travail collaboratif entre des équipes de médecine et de chimie. Les premiers résultats ont permis le développement de vaisseaux de 10 cm de long sur 2 mm de diamètre. Leur implantation chez l'animal (rat) a été effectuée avec succès et les vaisseaux restent intègres pendant plusieurs mois. Cela ouvre des perspectives d'implantation chez l'homme dans un avenir relativement proche.
Le sujet est particulièrement novateur et intéressant. Quoique très technique il est présenté de manière pédagogique, ce qui le rend très abordable pour un large public n’ayant pas forcément de connaissances particulières sur le sujet, ni même en sciences. La vidéo s’étend peu sur la technique utilisée, mais ce n’est pas ce qui est visé ici. L’objectif est de présenter brièvement le sujet au grand public et de donner envie à un public plus spécialisé d’en savoir plus. La vidéo peut néanmoins être utilisée comme illustration d’un cours de médecine ou de chimie des polymères.
La présentation est de type bande dessinée pour l'introduction et les changements de plans ou séquences. Le format est court et condensé, l'essentiel étant présenté en moins de 5 minutes. Le sujet est traité avec une large ouverture au niveau de la présentation (réalisations actuelles et perspectives) et présente un bon équilibre entre témoignages des intervenants et explications en voix off.
Signalons enfin que cette vidéo fait partie d’un ensemble de vidéos de grande qualité, du même auteur et diffusées sur le même site. Ces vidéos méritent également d’être visionnées, l’œuvre présentée ici et retenue dans les Nominations étant emblématique  du grand intérêt de l’ensemble.


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