Concours international francophonelogo : ACTec

Prix Roberval

Concours international francophone

logo - université de technologie de compiègne

Le Prix Roberval est un concours international, ouvert à tous les pays de la francophonie, organisé chaque année par l’Université de Technologie de Compiègne (UTC).
Il récompense des œuvres qui expliquent la technologie en langue française dans cinq catégories : enseignement supérieur, grand public, télévision, jeunesse et journalisme scientifique et technique sous des formes variées : livres, documentaires, articles de journaux, œuvres numériques. 

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De janvier jusqu'à la date de la cérémonie de remise des récompenses 2026 les œuvres dans les 5 catégories vont être étudiées successivement par les rapporteurs, les experts et les membres du jury Roberval.

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Nous, les automates! La fabrique de l’Homo Cubile

  • Livre
    Grand public
    Auteur(es) : julien Laz

    Nous, les automates! La fabrique de l’Homo Cubile

    Jamais nous n’avons eu autant d’outils pour com­pren­dre, appren­dre, com­mu­ni­quer, créer. Jamais, pour­tant, nos vies n’ont sem­blé aus­si frag­men­tées, dis­traites, sat­urées. Cet essai part de ce para­doxe silen­cieux. Le pro­grès tech­nologique ne s’impose plus par la con­trainte, mais par la com­mod­ité. Il ne domine pas par la force, mais par l’habitude. L’automatisation ne nous écrase pas, elle nous soulage. Et c’est pré­cisé­ment ce qui la rend dangereuse.

    Le numérique n’est plus un sim­ple out­il. Il est devenu une atmo­sphère. Une couche con­tin­ue qui enveloppe le tra­vail, les rela­tions, le désir, le repos, les émo­tions. Les plate­formes n’hébergent plus seule­ment des con­tenus, elles organ­isent l’accès au réel, hiérar­chisent l’attention, ren­dent cer­tains com­porte­ments prob­a­bles et d’autres non vis­i­bles. Une main invis­i­ble agit en per­ma­nence, sans inten­tion malveil­lante, mais avec une effi­cac­ité redoutable.

    Ce qui devait libér­er du temps le rem­plit jusqu’à la dernière sec­onde. La mémoire, l’orientation, le juge­ment, la curiosité sont peu à peu délégués. L’économie de l’attention est dev­enue une économie de la dopamine, puis de la dépen­dance. L’intelligence arti­fi­cielle n’est pas une rup­ture, mais une accéléra­tion. Elle pro­duit du lan­gage sans vécu, des répons­es sans expéri­ence, une moyenne con­fort­able qui ras­sure, fatigue moins, mais appauvrit.

    À force de déléguer la for­mu­la­tion, l’analyse, la syn­thèse, les mus­cles cog­ni­tifs s’atrophient. Le con­fort devient la norme. Le doute, une option. Le corps lui-même est relégué, immo­bil­isé, opti­misé. Les rela­tions se frag­mentent, la présence se dis­sout, l’addiction devient sys­témique, non pathologique, mais structurelle.

    Rien de tout cela ne relève d’un com­plot. Tout relève d’une opti­mi­sa­tion rationnelle poussée à son terme. C’est ce qui rend la sit­u­a­tion dif­fi­cile à saisir, et urgente à penser.

    Cet essai, assor­ti de dizaines d’images poé­tiques ou lucides de l’artiste, n’appelle ni à la techno­pho­bie ni à la panique. Il pro­pose de regarder sans détour ce que nous sommes en train de devenir. De réin­tro­duire de la sou­veraineté cog­ni­tive. De redonner de la valeur à l’attention, à la lenteur, au doute, à l’apprentissage pro­fond. L’automatisation n’est pas une fatal­ité. Le plus grand risque n’est pas la dom­i­na­tion des machines, mais l’abdication pro­gres­sive des consciences.

    Si ce texte dérange, c’est peut-être qu’il met des mots sur un malaise déjà là. Il invite sim­ple­ment à ralen­tir suff­isam­ment pour voir, et à douter suff­isam­ment pour rester humains

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